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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 19:02

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Une obésité dont on promet de faire une grande cause nationale, le PNNS puis le PNNS 2, des mesures prises pour lutter contre ce fléau…

 

Et Roselyne Bachelot remet son rapport concernant l’application de la charte signée par l’industrie alimentaire et les médias télévisés voici quelques jours.

 

Les associations ne semblent pas du même avis que la Ministre de la Santé.

 

 


Le 19 février 2009, au Ministère de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot et Christine Albanel, alors Ministre de la Culture et de la Communication, accompagnées de Michel Boyon, Président du CSA, s’engageaient avec les professionnels de l’audiovisuel et de l’alimentation à adopter une attitude plus responsable pour lutter efficacement contre l’obésité infantile.


Pourtant, lors de la remise du rapport, 7 associations se sont unies pour dénoncer l’inefficacité de ces mesures. Elles réclament de plus fortes contraintes pour que la charte signée en février 2009 ne soit pas une mesure inutile ou inopérante de plus.



Les associations signataires :


-          l'Aide aux Jeunes Diabétiques

-          l'Association Française des Diabétiques

-          l'Association Nationale des Directeurs de la Restauration Municipale

-          le Comité de Coordination des Collectivités de France

-          UFC-Que choisir

-          la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves

-          la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public

 

Ensemble, elles font un premier bilan de la charte signée en février 2009 et s’accordent pour reconnaître l’inefficacité des « engagements » pris par ses signataires. En effet, la charte n’a eu à ce jour aucun effet visible sur le nombre de spots télévisés diffusés aux heures de forte audience pour des produits alimentaires agro-industriels trop gras, trop sucrés ou trop salés. De plus, si l’on ajoute à cela la relative inefficacité des messages délivrés par mangerbouger.fr, on constate rapidement que Ferrero est toujours à la quatrième place des annonceurs en termes d’investissements publicitaires.


Rien ne semble avoir changé. Les programmes courts diffusés par les différentes chaînes publiques et privées souffrent d’un manque patent de crédibilité et de légitimité, puisqu’essentiellement sponsorisé et sans aucune caution sanitaire ou diététique, quant aux messages de prévention de l’INPES, ils ne sont pas invisibles mais presque.


Des contraintes pas contraignantes

 

La diffusion de programmes crédibles en termes alimentaire amenant une meilleure visibilité  aux messages de prévention et d’éducation alimentaire semble encore être une arlésienne. Ces programmes demeurent excessivement peu diffusés à la télévision comme à la radio.

 

Cet échec total dénoncé par les sept associations met aussi en avant les limites de l’engagement éthique et marketing. Redorer un blason agro-alimentaire le temps d’une campagne ou d’une charte en espérant l’oubli pour ne rien avoir à changer apparaît pour le moins délicat. Les investissements publicitaires n’évoluent que peu cependant que l’obésité infantile et de la population en général elle, évolue beaucoup, mais pas dans le bon sens : les chiffres augmentent constamment.

 

Les lobbys agro-alimentaires et leurs budgets publicitaires faramineux n’incitent évidemment pas les diffuseurs à aller contre cette manne financière majeure ; cette source de revenus s’avère toujours essentielle pour les chaînes de télé ou les stations de radio.

 

De plus, aucun réel suivi ne semble donner de résultat pas plus que la charte ne semble respectée. On rappellera les multiples engagements gouvernementaux pour lutter contre l’obésité. De plus, la commission obésité avait émis nombre de propositions. Mais le poids que semble avoir la santé publique actuellement est bien léger.

 

S’engager pour obliger

 

Les 7 associations signataires proposent, préconisent, demandent, à défaut de pouvoir exiger, que des mesures drastiques et cette fois respectées soient prises :

- Campagnes de l’INPES diffusées gratuitement à la télévision et en radio

- Diffusion de campagnes « fruits et légumes » à des prix raisonnables pour que les messages puissent être entendus.

- Validation avant diffusion par le PNNS de l’ensemble des programmes courts destinés à informer et à éduquer sur les bonnes pratiques alimentaires

- Ne plus diffuser de campagnes « malbouffe » dans les émissions destinées aux enfants et privilégier les campagnes publicitaires de produits ayant un réel intérêt nutritionnel.

 

Les associations demandent que ces mesures soient intégrées dans la prochaine loi concernant la santé publique.

 

Gageons que ce soit le cas, que le gouvernement agisse enfin efficacement en faisant respecter les chartes signées, les textes édictés et les lois promulguées. La santé publique est un enjeu qui concerne 100% de la population. Elle doit donc être promue efficacement, sans hypocrisie et de façon responsable.


 


Illustration : Pymouss, wikimedia

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Published by S.F. - dans ACTION
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