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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 09:38
Cécile Vilatte propose un cycle de sophro-nutrition. Sophrologue, elle s'est entourée d'autres spécialistes pour proposer des ateliers originaux. Le prochain concernera la gestion des émotions.

Qui est concerné par ce genre d'atelier ?
Toute personne souhaitant se réconcilier avec son corps, mieux gérer ses émotions et renforcer régulièrement sa motivation.

Que peut-on en attendre par rapport aux autres approches ?
Le changement d'habitudes est doux et progressif, les résultats durables. On évite les frustrations et on apprend à s'accepter tel que l'on est.

Comment avez-vous pensé à faire se rencontrer Sophrologie et Nutrition ?

. Les régimes traditionnels génèrent souvent frustration, baisse de motivation et échec. Ils ne prennent pas en compte les aspects psychologiques et émotionnels des variations de poids. Or, les compulsions alimentaires sont déclenchées par des émotions (colère, tristesse, anxiété, joie...) et des besoins (besoin de sécurité, d'amour, de reconnaissance...). Tant que ces émotions et ces besoins ne sont pas accueillis et pris en compte, on n'agit pas sur la cause de nos dérèglements alimentaires et il est très difficile de modifier nos comportements.

. La sophrologie permet d'être à l'écoute de ses émotions, de mieux les accueillir et de les apprivoiser. On peut alors mettre en place des techniques basées sur la respiration pour apprivoiser ses émotions, et ne plus se contenter de les apaiser (provisoirement...) par la nourriture. Les techniques de visualisations facilitent l'acquisition de nouveaux comportements et permettent de les ancrer durablement.

. L'alliance de la sophrologie et de la nutrition provient d'un second constat : on connaît souvent bien mal son propre corps. L'image de soi est tronquée, certaines parties du corps sont ignorées, d'autres détestées. D'autres enfin nous semblent occuper un volume bien différent de celui qu'elles occupent en réalité. Or être bien dans son "enveloppe"  est un préalable à tout projet d’amincissement.

. La sophrologie permet d’acquérir une conscience claire de son corps et de porter un regard bienveillant sur lui. Au fil des entraînements, une relation apaisée avec chaque partie du corps s’installe.




DOCUMENTATION


Le blog de Cécile Vilatte

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 22:26

Que ce soit sur les forums en ligne, dans les salles d’attentes de médecins généralistes, d’obstétriciens ou de nutritionnistes, une question demeure encore trop souvent récurrente : existe-t-il un lien entre maternité, fertilité et obésité ?

A priori, la réponse est négative : nombres de femmes ayant eu plusieurs enfants sont obèses, et de nombreuses femmes obèses tombent enceintes. Il n’y a donc aucune relation systématique entre les deux phénomènes. Néanmoins, le surpoids et l’obésité - en fonction de leurs degrés de gravité - sont des facteurs pouvant accroître de façon significative le risque de stérilité. De plus, parmi les femmes obèses, la prévalence du syndrome des ovaires polykystiques s’accroît en même temps que l’augmentation de la masse corporelle.

Par ailleurs, plusieurs éléments relient l’obésité aux dysfonctionnements ovariens et du système reproductif en général :
- l’importance des tissus adipeux
- des perturbations de l’hypothalamus et l’hypophyse
- l’influence sur le métabolisme des androgènes et des œstrogènes.

Il est cependant important de noter que le facteur décisif dans la survenue de troubles du cycle menstruel et/ou hormonaux tient plus à la répartition du tissu adipeux  qu’au poids lui-même.

Le surpoids provoque un accroissement des troubles du cycle,  de l'infertilité, mais peut aussi conduire à des fausses couches ou à des complications amenant une mort fœtale plus fréquente. En effet, nombre de pathologies s’associent à l’obésité pendant la grossesse : diabète gestationnel, pré-éclampsie, phlébite, travail plus compliqué,  césariennes plus fréquentes et risquées, malformations congénitales, mortalité néonatale accrue. Un IMC supérieur à 30 provoque un risque de mort foetale multiplié par deux ; et une étude française montre que la plupart des complications materno-foetales sont multipliées par 2 à 5 en cas d’obésité !

Bien que les connexions entre les fonctions reproductrices et la nutrition soient extrêmement variées, il n’existe pas à ce jour de lien patient entre obésité et infertilité. Le surpoids ne peut être systématiquement mis en cause dans l'infertilité. Pourtant, l’obésité chez une patiente infertile soulève de nombreux problèmes  et influencera conséquemment les diagnostics et soins mis en place.

Outre les données  telle que l’IMC ou le RTH*, les équipes médicales s’intéressent également aux troubles du comportement alimentaire et aux anomalies métaboliques (diabète, dyslipidémie, hyperinsulinisme,...), sans oublier d'autres complications liées au surpoids et à l’obésité telles que l'hypertension artérielle, l'apnée du sommeil, etc.


Prise en charge diététique

90 % des femmes obèses voient leur santé et conditions de grossesse s’améliorer conséquemment avec un suivi diététique et une reprise de l’exercice physique. Il en va de même pour celles chez lesquelles l'infertilité n'était pas liée à un trouble de l'ovulation. Il est donc préférable de favoriser une bonne prise en charge hygiéno-diététique préconceptionnelle dans les cas d’obésité. Ainsi, les chances d’avoir un bébé en bonne santé et une grossesse sans complication augmente de façon significative chez les femmes ayant suivi un programme diététique, sanitaire et physique.

 




* Rapport Taille/Hanche qui permet de connaître la répartition des tissus adipeux. Il s’agit donc d’une mesure de l'adiposité du tronc pour déterminer si l'adiposité a une répartition Androïde (en forme de pomme) ou Gynoide (en forme de poire). De là en découle des facteurs de risques sanitaires. La formule de calcul est :  RTH = tour de Taille / tour de Hanches.
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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:56

Le docteur Shalamar Sibley, professeur assistant à l’Université du Minnesota a mené une recherche montrant que l’augmentation de la prise de Vitamine D pouvait améliorer la perte de poids.

Ce résultat a été annoncé le 11 juin au congrès annuel de la Endocrine Society à Washington.

Son étude a concerné 38 sujets obèses : les patients ayant un taux de Vitamine D élevé au départ ont en général eu une meilleure perte de poids après régime.

« Le déficit en Vitamine D est associé à l’obésité. Mais il n’est pas sûr qu’un faible taux de Vitamine D soit cause d’obésité ou qu’il joue simplement comme facteur associé » a cependant précisé le Dr Sibley à la conférence de presse.

Cette première étude doit donc être complétée "afin de déterminer si la supplémentation en Vitamine D joue un rôle d’aide à la perte de poids des patients". La prochaine étude sera réalisée sur une groupe de patient plus important, représentatif et significatif ainsi qu’avec un contrôle précis des apports alimentaires.

A suivre...


Mots-clés : étude - régime - perte de poids - recherche - vitamine D
  Shalamar Sibley                
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 17:28

Un article du Dr Pierre Azam

Est-ce la volatilité de l’économie ou pour tout dire la crise qui contribue à l’augmentation du tour de taille de nos concitoyens ? 

Quoiqu'il en soit, une chose est sûre : la récente enquête réalisée en exclusivité pour Newsweek par la société de sondage Gallup Healthways montre que de début 2008 à la fin du premier trimestre 2009 l’obésité aux Etats-Unis a augmenté de 1,7% sur la population totale du pays, ce qui représente 5,5 millions d’Américains obèses de plus (IMC supérieur à 30).

Ce sondage a montré que ces nouveaux obèses avaient une moins bonne qualité de vie que les personnes qui avaient un poids plus faible et générateur d’une meilleure santé.

Gallup qui a déterminé un index de qualité de vie et de bien-être a surveillé 1000 Américains par jour en cherchant à créer un index compréhensible qui permettrait de suivre et de comprendre au jour le jour, mois après mois l’évolution du mode de vie des Américains.

Cet institut peut prétendre surveiller et veiller sur 460 000 Américains par an ce qui permet d’avoir une vision instantanée et une perspective de la qualité de vie et de la santé des Américains. Certaines questions posées au pool des personnes sondées ont un rapport avec le poids, et les données Gallup Healthways donnent le nombres de personnes qui ont un IMC (ou BMI) supérieur à 30 (obèses) en temps réel.

Ce nombre est passé  pour la  population surveillée entre début 2008 et le 1er trimestre 2009   de 25,1% à 26,8% de la population générale. Ces chiffres sont d’autant plus alarmants, et d’une grande signification, que de 2003 à 2006 le Center of Diseases Control and Prevention  n’avait pas mesuré d’augmentation significative du taux d’obésité au Etats-Unis. « Une élévation de 2% de l’IMC n’est ni banale ni sans incidence au niveau de la population » explique Frank Hu, professeur de nutrition et d ‘épidémiologie de l’université d’Harvard. Ce niveau de croissance de l’IMC peut avoir un impact de santé publique important sur le diabète, l’hypertension et le cholestérol de la population américaine.

Mais qu’est-ce qui peut justifier ce bond en avant de l’obésité aux USA et probablement ailleurs ?
Une des explications la plus plausible serait la combinaison du développement du stress lié à la récession et de l’augmentation des prix des produits frais (bons pour la santé, comparés aux produits industriels transformés) ; toutes les conditions seraient ainsi réunies pour une prise de poids.

Les recherches de Gallup Healthway montrent que ceux qui sont qualifiés d’obèses sont les sujets qui ont le moins facilement accès aux biens de bases, tels que les aliments, une habitation ou l’accès aux soins. Le stress de trouver ou de garder son emploi, de payer ses factures,   de conserver un lieu d’habitation stable sont des paramètres qui jouent un rôle négatif sur la santé, y compris sur le poids.

« Il y a un lien clair entre stress et prise de poids », indique Leslie Heinberg , directeur du service comportementaliste du Bariatric and Metabolic Institute de Cleveland. « Les gens sont plus tentés par des aliments rassurants en mangeant des aliments plus caloriques  et riche en graisse », explique-t-elle. Ce type de prise de poids est particulièrement mauvais pour la santé. « Il est très évident que les hormones du stress jouent un rôle important sur le stockage des graisses, et spécialement sur les graisses viscérales, très mauvaises pour la santé ».

De même le fait d’avoir un budget familial restreint implique d’une part un stress alimentaire, mais également le fait du choix d’aliment peu chers, aliments qui sont typiquement plus riches en graisses et en calories.  Les Fast-food ont eux fait face à la crise en proposant des menus à 1$, ce qui attire bien entendu les gens qui veulent faire des économies.

Mais qu’est-ce que ces choix diététiques vont au total coûter aux USA sur le long terme ?
« L’obésité induit de nombreux problèmes de santé et s’associe à de nombreuses maladies : comme notre société vieillit et que les gens sont de plus en plus gros, ceci implique une inflation de la charge des soins », explique L.Heinberg. « Faire que les gens aient des habitudes alimentaires plus saines et qu’ils contrôlent leur poids sont des points très importants pour réduire le fardeau économique que représente le traitement du diabète de type II et des maladies cardio-vasculaires ».

Ce fardeau a été quantifié de plusieurs façons. En 2006, les chercheurs estimaient que le coût réel de l’obésité représentait 5 à 7% des dépenses annuelles de soins soit plus de 100 milliards de dollars.  C’est pour cela que la croissance de 2% du nombre des obèses depuis 2008 a un réel impact économique. Il est remarquable de savoir qu’avant le choc économique et  la récession le pays se battait déjà contre le problème du surpoids et de l’obésité. En 2006, le Center of Diseases Control and Prevention déterminait que 34% de la population était obèse.

Le sondage de Gallup-Healthway montre par ailleurs qu’il y a une corrélation entre bien-être et poids. Les sujets qui ont un IMC supérieur à 30 ont une moins bonne qualité de vie que ceux qui ont un poids « de bonne santé » (qui correspond IMC de 20 à 24,9). Les sujets obèses ont moins de chance de se sentir et de rester bien, et une plus grande probabilité d'avoir à souffrir de pathologies associées : ils souffrent plus fréquemment de douleurs chroniques de genoux et de dos et l’on diagnostique plus souvent des états dépressifs. Les sujets à fort IMC souffrent plus souvent de troubles du sommeil (apnée en particulier), ce qui peut engendrer une certaine forme de détresse physique et mentale.

L’IMC dans le groupe de Gallup-Healthway est basé sur le poids et la taille déclarés par les sujets sondés, ce qui veut dire que ce groupe n’est pas homogène et ne venant de la même source clinique ; mais cela implique que le problème est probablement pire que ce que nous laisse croire l’étude, car les gens ont plutôt tendance à sous-évaluer ou sous-déclarer leur poids. Par ailleurs l’IMC n’est pas la meilleure mesure de l’obésité, car elle ne tient pas compte de la masse musculaire des sujets. Mais c’est un bon indicateur épidémiologique comme le précise Frank Hu, professeur de nutrition et d'épidémiologie de l’université d’Harvard.

Alors que faut il faire ?
Les gouvernements tentent de favoriser les bons réflexes. Ainsi, dans quelques Etats, le gouvernement a eu un rôle actif dans la lutte contre les graisses trans, pendant que le Sénat examinait une loi promulguant une taxe sur les sodas sucrés. En Italie, des gouvernements de Provinces proposent des avantages financiers incitatifs aux gens ayant perdu du poids. Malgré tout, la tendance reste à la prise de poids. Cependant, il est important de relever une information encourageante : certains experts pensent que la profonde crise financière, responsable de cette forte augmentation de l’obésité, peut accélérer la mise en place d'une politique de réforme de  la santé. Cette évolution tristement spectaculaire confirme l’urgence de la situation.

« Je pense que les réponses négatives sur les items de style de vie données par les citoyens sondés et la réponse nécessaire des pouvoirs publics doivent être en accord. La récession nous donne une opportunité », commente Harold Pollack, professeur de sociologie de la santé à l’université de Chicago. « C’est le bon moment d’examiner une politique de santé publique et de dire comment nous allons faire, et ce que nous pouvons faire de mieux ». Les changements dans la façon de manager les problèmes de santé et d’obésité doivent donc intervenir immédiatement, car si l’inflation d’obésité continue, l’Amérique sera en danger d’être prisonnière de ce fléau. Et n
ous devons,  de notre côté de l'Atlantique, agir pour favoriser et accentuer  la prévention plus satisfaisante que le soin, toujours synonyme d’échec et de coûts majeurs de santé.
    



DOCUMENTATION


Gallup Healthways

Center of Diseases Control and Prevention

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 16:39

Un billet de Bruno FUSCIEN-TRASAN, Préparateur Physique

Comment renouer avec son corps dans une ambiance conviviale ? Avec la danse qui reste, depuis la nuit des temps, l'un des moyens d'expression le plus pratiqué chez l'homme... Tandis que faire le premier pas et rentrer dans une salle de sport, reste une épreuve difficile...

Pourquoi ? Parce que le lieu s'associe plus facilement au culte du corps qu'a l'indulgence qui s'y rattache, l'effet miroir souligne le manque de coordination et le contraste corporel des autres participants, et les tenues, bien qu'adaptées à l'activité, demeurent moulantes...

Alors, que faire ? Deux solutions : soit passer la porte de la salle de sport et oublier ces contraintes , soit chercher une autre discipline plus adaptée à son identité. Car perdre du poids ne veut pas dire être ridicule ; de même, passer par une pratique sportive n'est pas obligatoire : à chacun son rythme, sa discipline et son tempérament...  Ainsi, la danse qui est un art qui demande de la concentration et procure un double effet plus que satisfaisant sur le moral et sur le plan physique. Voilà pourquoi pratiquer la Bailathérapie peut, pour certains, se révéler être la solution.

Cette discipline, mélange du mot espagnol « baila » (danse) et du français « thérapie » est une nouvelle manière d’accéder au bien-être et de retrouver la forme par la danse. Elle nous vient d’Amérique Latine et commence à se développer en Europe. La bailatherapie se pratique sous forme de cours, avec des pas de danses latino-américaines comme la salsa, le merengue, le cha cha cha, le mambo, etc… et sur la durée, cette méthode possède des propriétés aérobiques. On y chante, on y danse, on fait de l’exercice physique et l’ambiance musicale permet de se déconnecter et d'oublier tous ses problèmes quotidiens. C’est un excellent anti-stress ; on retrouve confiance en soi, on apprend à communiquer par le langage du corps et on en sort plus positif et en forme qu'au début du cours.

Un cours d’une heure permet de brûler environ de 500 à 800 Calories, ce qui est très interessant pour des personnes qui souhaitent perdre du poids. Ajoutons à cela que c’est une excellente méthode pour se muscler les jambes, tonifier ses épaules, sa sangle abdominale, son dos et augmenter ses capacités cardio-vasculaires…

Alors, comment résister à cette nouvelle méthode ?!


DOCUMENTATION

http://paris.11.evous.fr/La-Bailotherapie,919.html

http://www.bailorandy.com/visuels/TV5.wmv

 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 17:47

 « Solution miracle », « efficacité minceur », « la star de l’amaigrissement », « rester mince sans frustration »… les superlatifs et qualificatifs ne manquent pas pour vendre sur des centaines de site web un complément alimentaire brûle-graisse loin d’être aussi innocent qu’on le présente.

Les dangers pour la santé sont réels. Les drames déjà nombreux. Hydroxycut passe aujourd’hui au crible.

Interdit à la vente en France, ce complément alimentaire “brûleur de graisses” est malgré tout disponible sur Internet. Nombre de sites en font l’article, nombre de consommateurs sur les forums ne se laissent pas d’être dithyrambiques sur ces pilules prétendument miraculeuses.

Les internautes et acheteurs de solutions d’amaigrissement avant l’été et autres personnes atteintes d’obésité ne doivent pas ignorer que l’Hydroxycut a déjà été très souvent à l’origine d’effets secondaires parfois mortels aux États-Unis et au Canada. A quand les premiers cas en France ?

Attention Danger(s) !!!

La Food and Drugs Administration (l’autorité sanitaire des Etats-Unis) et son équivalent canadien (Santé Canada) ont émis des recommandations très claires : arrêter de prendre les compléments alimentaires de la gamme Hydroxycut. Plusieurs raisons à cela.

Tout d’abord, plusieurs cas d’atteintes en particulier hépatiques (plus d’une vingtaine de cas), mais aussi musculaires, cardiaques et neurologiques, parfois graves, ont été rapportés aux Etats-Unis et au Canada selon la direction générale de la santé. Cette information a été relayée par le Ministère de la Santé. Le laboratoire fabriquant ces brûle-graisse a, de sa propre initiative, retiré du marché certains de ses produits présentés comme des compléments alimentaires. Ce fait est suffisamment marquant pour inciter les potentiels consommateurs à la plus grande prudence.

On relève également des cas d’ictères : un jeune homme de 19 ans est décédé suite à des atteintes hépatiques (foie)…Et ce ne sont là que les cas dont nous avons connaissance. La liste risque d’aller en s’allongeant. En effet, 9 millions de boîtes ont été vendues l’an dernier aux USA. Sans commentaire ! Combien l’ont été en France ? Impossible de le savoir, la vente se faisant « sous le manteau »…

On ne sait pas encore quel est le composant problématique dans l’Hydroxycut, toujours est-il que le principe de prudence doit s’appliquer plus que jamais alors que cette substance débarque en force en France. On évoque, suivant les sources, l'acide hydroxycitrique dérivé d'un fruit tropical (garcinia cambogia), déjà identifié dans de nombreux troubles hépatiques. 
 
Nombre de personnes souffrant de surpoids ou le pensant sont prêtes « à tout » pour perdre quelques kilos superflus ou bien maigrir plus franchement, suivant les cas et l’IMC [lien]. Le sport que l’on pratiquait avant l’été est peu à peu abandonné au profit de ces compléments de régimes et autres brûleurs de graisses.

Au final, cette dérive des régimes express dans une société où tout doit aller vite est symptomatique d’un besoin de plaire, au point d’aller jusqu’à une mise en danger de sa propre santé. D’où la nécessaire prise en compte plus globale du problème de l’obésité dans une société qui a rendu l’apparence physique subversive d’autant qu’elle repose sur un idéal irréaliste. Il y a une très belle séquence à ce sujet dans le film The Women, qui vient de sortir, dans laquelle l’adolescente vire à l’anorexie et dit à l’amie de sa mère, rédactrice en chef  : « je veux ressembler aux filles en photo dans ton magazine » et celle-ci lui répond : « mais toutes les photos sont retouchées !». A bon entendeur...

 

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