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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:10

 

reprise de l'article d'Olivier Robichon, Directeur de la publication de " LA LETTRE PHARMA"

avec son aimable autorisation

 

 

2656887596 479337cff8La journée d’hier restera probablement à marquer d’une pierre noire dans les couloirs du laboratoire SERVIER, rue Garnier à Neuilly. Un épisode qui a probablement rappelé aux plus anciens le retrait aussi délicat que médiatiquement agité de l’ISOMERIDE, intervenu en 1997, retrait qui avait provoqué une véritable tornade médiatico-scientifico-réglementaire. C’est d’ailleurs un médicament à la structure proche de celle de l’ISOMERIDE, l’anti-diabétique MEDIATOR qui se retrouve aujourd’hui au cœur de la tempête. Comme nous vous en avons tenu informé régulièrement, plusieurs actions en justice ont été intentées par des patients souffrant de valvulopathies cardiaques souvent très invalidantes et qui estiment être des victimes du MEDIATOR. 

 

PRESCRIPTION HORS AMM

Le produit avait été très largement prescrit par le corps médical et souvent hors AMM à des patientes à la recherche de pertes de poids. Lorsque, il y a presque un an jour pour jour, l’AFSSAPS suspend l’AMM du MEDIATOR, 300.000 français sont encore traités par ce médicament. A l’époque, deux études dont une réalisée par les laboratoires SERVIER eux-mêmes et dont l’objectif était de réévaluer le bénéfice risque du médicament semblaient attester de l’existence d’un risque potentiel d’émergence d’anomalies valvulaires. Comme a tenu à le rappeler le laboratoire SERVIER aujourd’hui, l’étude réalisée par le groupe évaluait chez 847 malades outre l’efficacité antidiabétique, l’état des valves cardiaques par une technique écho cardiographie très précise, avant et après 12 mois de traitement.  Cette étude a confirmé l’efficacité de l’antidiabétique et montré la présence d’anomalies morphologiques valvulaires préexistantes, c’est à dire avant tout traitement chez 51% des malades et l’apparition d’anomalies morphologiques valvulaires chez 8 malades du groupe MEDIATOR contre 4 malades du groupe contrôle. 

 

L’ensemble de ces données conduit donc le 26 novembre 2009 à la suspension de l’AMM. A cette époque et par mesure de précaution, l’agence recommandait aux prescripteurs un interrogatoire et un examen clinique de tous les patients ayant eu un traitement par MEDIATOR dans le passé et ce à l’occasion de leur prochaine consultation médicale. Jusque là donc, AFFSSAPS d’un côté et SERVIER de l’autre sont plutôt en ligne sur une même position. Certains reprochent aujourd’hui à l’AFSSAPS d’avoir fait preuve d’un attentisme tout particulier, notant par exemple que d’autres pays tels que l’Espagne ou l’Italie avaient suspendu en 2003 la commercialisation du produit. Il semble pourtant avéré que cette suspension avait été décidée par le laboratoire lui-même et ce pour des raisons plutôt commerciales. C’est après, et plus précisément pendant l’été 2010, que les choses dérapent et que les deux protagonistes vont se retrouver l’un contre l’autre dans des positions finalement contradictoires. L’AFSSAPS commande en effet à la CNAM, qui  possède un archivage statistique des patients ayant pris du MEDIATOR et ce au cours des 4 précédentes années, une étude complémentaire pour essayer « de  cerner l’impact possible de la consommation de MEDIATOR sur les hospitalisations  et la mortalité à la suite de valvulopathies ». C’est sur la base de ces résultats que l’estimation tombe donc hier lundi sur le bureau de toute la presse francaise : « les analyses des experts épidiomologistes estiment qu’environ 500 décès seraient attribuables au MEDIATOR sur l’ensemble des utilisateurs du médicament depuis sa mise sur le marché en 1976, il y a 34 ans ». 

 

 

 

EXTRAPOLATION OU SPECULATION ?

Prudente, l’AFSSAPS précise que seule une expertise clinique individuelle au cas par cas peut permettre de déterminer une imputabilité possible à l’utilisation du médicament. Les chiffres communiqués ne sont donc que des estimations d’impact. Et c’est bien là que le bât blesse ! selon le groupe, le rapport de la CNAM s’il apporte des éléments complémentaires ne remettant pas en cause les analyses initiales, procède en fait d’une extrapolation de la part des experts consultés, ceux-ci extrapolant donc un risque de décès possiblement liés à la prise de MEDIATOR. Et SERVIER de re-souligner en gras dans son communiqué de presse : « Le Groupe de Recherche Servier souligne que ces chiffres sont des hypothèses fondées sur des extrapolations ». L’argumentation du groupe est simple : « Dans la population générale, la fréquence des atteintes valvulaires cardiaques est de 2,5%. La prévalence de ces valvulopathies augmente avec l’âge et la présence de diabète. 


L’étude contrôlée précédemment citée montre même la présence d’anomalies valvulaires préexistantes chez près d’un diabétique sur deux ». Pour SERVIER donc : « La simple constatation d’une valvulopathie chez un diabétique ne permet donc pas d’imputer celle-ci à un traitement médicamenteux ». Et le groupe de rester sur sa position : « Par mesure de précaution, il est conseillé aux patients d’en parler à leur médecin traitant à l’occasion de leur prochaine visite de suivi pour rechercher une éventuelle symptomatologie fonctionnelle compatible avec une valvulopathie ou un souffle à l’auscultation ». 

 

 

ERREUR DE COM

Un porte-parole du groupe SERVIER, cité anonymement par le FIGARO, revient avec une autre approche sur les chiffres communiqués par le rapport de la CNAM « Depuis un an il y a eu 4 plaintes concernant le MEDIATOR. Si l’on rapporte le nombre de 500 décès au nombre de patients qui ont pris le produit sur 33 ans, on arrive à un risque de 0.005% soit 5 pour 100.000 patients traités. Un chiffre vraiment très bas même si en terme d’image de marque c’est déplaisant ». Une déclaration très peu appréciée des médias qui reprochent à ce porte parole (visiblement, Laurent SORCELLE) une tonalité par trop dédramatisante. De quoi abimer encore la réputation d’un laboratoire qui a toujours souffert dans les figures imposées de la Communication. 

                       

UN PROTOCOLE OUBLIE

A noter que de rares médias sont revenus sur un élément généralement oublié : le MEDIATOR a été prescrit par de très nombreux médecins en dehors des indications du produit et donc en dehors du protocole de prescription. Sophie ORTEGA, médecin spécialisé en diabétologie, est notamment interrogée sur ce point sur le site de Paris Match. Elle précise : « Pour prescrire le MEDIATOR il y avait un protocole à suivre : un comprimé par jour la première semaine, deux la deuxième et trois la troisième. Cette progression avait pour but d’éviter les effets secondaires comme l’inconfort digestif, l’écœurement et autres. Sauf que ce sont justement ces effets secondaires et notamment le fait de couper l’appétit qui ont conduit à certaines dérives ».

 

 

CHARGE MEDIATIQUE, EMBALLEMENT POLITIQUE

La presse du jour se saisit donc de l’information parfois sans nuance généralement bien éloignée des débats scientifiques et de la distinction entre extrapolation et évaluation. Pour les médias le constat est simple, le MEDIATOR a fait 500 morts. Il n’en fallait pas plus pour que le nouveau duo responsable des questions de santé au sein du gouvernement Xavier BERTRAND et sa Secrétaire d’Etat Nora BERRA, se saisissent définitivement du dossier et convoquent hier après-midi une conférence de presse où ils apparaissent donc pour la première fois côte à côte. Selon Xavier BERTRAND, le MEDIATOR aurait bien causé au moins 500 morts selon une estimation approximative. Jean MARIMBERT, directeur général de l’AFSSAPS qui assistait le couple ministériel est lui aussi monté au créneau pour défendre la postions de son agence : « L’existence d’un impact n’est pas douteuse, on peut tenir pour certain qu’il y a eu des décès à cause du benfluorex (la molécule du MEDIATOR) ».

 

Aux critiques de SERVIER qui parle donc d’extrapolation, Jean MARIMBERT rétorque : « Oui c’est une extrapolation pas une élucubration ». C’est au niveau des mesures d’accompagnement que l’on semble vouloir monter d’un cran histoire de montrer que le gouvernement veille : la CNAM va envoyer, aux patients ayant pris du MEDIATOR au moins trois mois au cours des 24 derniers mois, un courrier leur conseillant de consulter un médecin. En réalité se sont bien les patients ayant pris le MEDIATOR au moins trois mois mais au cours des 4 dernières années qui sont concernés. Seul problème : la CNAM efface ses données nominales au bout de 24 mois. Des dizaines de milliers de courriers devraient donc partir, une communication plus anonyme étant faite à destination des autres patients. Peu désireux de s’encombrer avec ces précautions, Xavier BERTRAND a choisi au cours de la conférence de presse d’y aller franco : « Je recommande à tous ceux qui ont pris du MEDIATOR de consulter leur médecin traitant ». D’autre part Xavier BERTRAND a confirmé qu’il comptait bien utiliser cet incident pour tenter d’améliorer l’alerte sanitaire notamment en utilisant les bases de données de la CNAM. 

 

 

Affaire pour les uns, scandale pour les autres

24 heures après la publication du rapport de l’AFSSAPS, c’est au tour des Laboratoires SERVIER eux mêmes de se retrouver au cœur de la tornade. Et c’est une fois encore le député de  la Région Toulousaine, Gérard BAPT d’asséner les premiers crochets du droit, limite en dessous de la ceinture : « Lorsque le dossier Mediator arrive à la table de la commission de mise sur le marché de l'Afssaps, l'un des experts est le mari d'une responsable de service chez Servier. Il est établi que le laboratoire était destinataire des mails qu'échangeaient les membres de la commission », s'indigne Gérard Bapt, qui a demandé la démission de son président cet été. « A ce jour, il occupe toujours son poste et compte, depuis le 6 novembre, au nombre des récipiendaires de la Légion d'Honneur », observe l'élu qui, en l'état de l'Afssaps, ne serait pas étonné de voir surgir de nouveaux scandales sanitaires… » . Cette déclaration publiée aujourd’hui par le quotidien Régional La Dépêche tente clairement d’élargir la focale des suspicions. 

 

D’autres supputent sur l’influence qu’une grande entreprise telle que SERVIER peut avoir lorsqu’il s’agit de décisions difficiles. Ainsi, dans le Télégramme De Brest , la question est clairement posée « Si Servier n'avait pas été un laboratoire pharmaceutique français, aurait-il pu échapper aussi longtemps au retrait de son médicament et à ses conséquences économiques? ». Pire encore, on se penche sur les réseaux du groupe et de son fondateur, « Ami proche de Nicolas Sarkozy ». Le fait qu’en son temps l’avocat Nicolas SARKOZY, ou en réalité son cabinet, ait travaillé pour SERVIER devrait permettre à certains d’en rajouter une couche sur le thème du grand complot. 

 

Plus global, Philippe ESCANDE dans Les ECHOS, s’attaque au secteur tout entier : « Dans la pharmacie, le principe de précaution s'utilise donc à l'envers. Tant que le caractère nocif d'un produit n'est pas démontré, on continue à le vendre. Bien sûr, les médicaments les plus efficaces ont tous leur part de risque ». Il semble que l’auteur de ces lignes soit plus habitué à avaler des médicaments qu’à les produire. 


Sous un titre sans nuance, « Le Mediator du Scandale », il compare même SERVIER et BP, pour conclure : « Ainsi, au XXI e siècle, pour protéger leurs ventes, des entreprises prennent encore le risque de la réputation pour elles, et de la santé pour d'autres. Troublant. Comme l'est aussi l'attitude des autorités sanitaires pas toujours très promptes à réagir. La question de l'indépendance du régulateur face aux intérêts industriels et politiques est à nouveau posée. Il est temps d'y apporter une réponse ». 

 


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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 10:34

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Les serial-spammeurs de l’amaigrissement miraculeux frappent encore. Cette fois, la panacée vient de Pierre Boileau et de sa méthode aux fondements scientifiques et médicaux des plus douteux. Perdre 18 kg sans régime, sans reprise de poids, juste avec quelques pilules : telle est la promesse. Il faut alors appliquer l’adage voulant que les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

Le mail reçu

« Bonjour,

 J'ai appris que vous aviez énormément de mal à perdre du poids.

Vous les avez déjà tous essayés et ne voulez plus suivre ces régimes impossibles à respecter sur une longue période, n'est-ce pas ?

Je sais à quel point ces kilos en trop peuvent gâcher notre vie pour en avoir souffert moi-même personnellement.

C'est pourquoi je me permets aujourd'hui de vous écrire ce petit e-mail afin de vous aider. 
Pour cela il vous suffit de cliquer sur ce lien afin de découvrir comment perdre (même pour les cas les plus désespérés) jusqu'à 3 kilos par semaine.

 A très bientôt,

Amicalement,
Pierre Boileau 
»

On ne sait pas comment ce monsieur a appris que le destinataire souhaite perdre du poids, toujours est-il que ce spam peut tomber sous des yeux adolescents, fragiles, sur une personne en détresse, obèse, anorexique.

L’état de santé psychologique semble peu importer à Pierre Boileau, tout comme l’équilibre nutritionnel. Mais si l’on en croit son site, les substances actives à l’œuvre ne présentent aucun risque pour la santé.  Les brûleurs de graisses, les capteurs de graisses, influent sur la santé de façon absolue, évidente, mais peu lui chaut.

Vous avez  dit suivi médical ?

Inutile d’être suivi, les petites pilules s’occupent de tout. Manger tout ce que vous voulez, soyez malade, diabétiques, hyper-tendu, hyper-cholestérique, rien ne vous arrivera.

Votre état de santé n’a aucune importance. Ce qui importe, c’est que vous répondiez au besoin plus ou moins impérieux de financer les bonnes œuvres de Pierre Boileau en achetant des substances très actives hors de toute forme de suivi.

Le bonheur à l’état pur pour toute personne souhaitant perdre du poids.

5K2S

Le nom sonne scientifique, les témoignages sur le site sonnent tellement « vrais » qu’on ne se doute pas une seconde qu’ils soient bidonnés pour peu que l'on soit en demande d'une dernière solution miracle et en détresse.

Une blouse blanche souriante vous met en confiance sur la home-page du site et…. « La graisse ne peut pas résister ». Les photos avant / après sont aussi affligeantes que celles que le marketing agressif et balbutiant des années 70 servait à toutes les sauces. Et  on nous demande d’y croire ?

En fait, on nous demande surtout d’acheter, de consommer du brûleur de graisses et de la santé retrouvée sans effort. Encore une fois, les obèses, les personnes en surpoids, connaissent la difficulté de perdre un kilo, le corps médical et les équipes paramédicales aussi. Mais Pierre Boileau, le chevalier blanc de l’amaigrissement arrive et avec lui son cortège de promesses dangereuses et infondées scientifiquement.

Aucun réel protocole de prise en charge, aucun suivi psychologique, aucun bilan de santé, aucun coaching  sportif ne seront nécessaires. Goinfrez-vous, prenez trois pilules par jour et la joie d’une taille 38 vous attend dans les rayons des magasins. Hosannah !

Ce n’est plus de l’amaigrissement, c’est de l’escroquerie intellectuelle et médicale. De plus, ce n’est pas un Docteur (Dr) qui signe le document , mais D. Fabienne Martin. D. Fabienne porte une blouse blanche, l’initiale d’un titre « D. »… on frôle la tromperie, mais non, elle est « directrice des relations clients ». « Clients », pas patients. On n’est plus dans le décorum médical visiblement souhaité par Pierre Boileau.

Quand on agit sur la santé des consommateurs, ce type de pratique s’avère potentiellement dangereux. L’ObObS les dénoncera systématiquement.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 18:28
mange-prie-aimeIl y a dans ce film une quête : celle de l'équilibre. Quand une Américaine part en Italie pour apprendre à parler la langue, elle rencontre aussi la cuisine et un certain art de vivre : la farniente (far niente : ne rien faire). Dans une scène vouée à devenir culte, notre héroïne part à Naples pour vivre l'expérience ultime : manger une pizza !

Ce dialogue est extraordinaire (nous traduisons l'extrait disponible qu'en Anglais) :
  

 

- Tu n'as pas touché à ta pizza, quel est le problème ?

- Je ne peux pas... Je voudrais bien, mais j'ai pris 5 kilos et j'ai une petite brioche autour de la ceinture maintenant...

- J'en ai une aussi...

- Laisse-moi te poser une question : au travers des années, combien d'hommes sont partis en courant en te voyant nue ?

- Aucun...

- parce qu'ils ne s'en inquiètent pas : il leur suffit d'être avec une fille nue, déjà comme cela ils ont gagné à la loterie... Je suis si fatiguée de me réveiller tous les matins et de me rappeler chaque chose que j'ai mangé la veille, chaque calorie … Je ne souhaite pas devenir obèse, juste en finir avec la culpabilité... Alors voilà ce que je vais faire : finir cette pizza et ensuite nous irons acheter des jeans plus grands.

 


Dans une interview pour L'Express, l'auteur du livre (il s'agit d'une histoire vraie) explique pourquoi la nourriture tient une place si importante dans Mange, Prie, Aime : « Parce que j'avais faim! Après ma dépression, je me sentais vide. C'est en mangeant que j'ai repris goût à la vie. Pendant quatre mois, j'ai dévoré sans songer aux conséquences, simplement pour le plaisir. Les 12 kilos que j'ai pris ont été les plus heureux de ma vie. Nous les femmes, nous sommes tellement habituées à nous l'interdire, à culpabiliser, à nous punir. Ce que j'ai fait, c'est quasiment de la pornographie pour les femmes. C'est notre fantasme le plus puissant. Nous ne rêvons pas du grand amour, nous ne désirons pas trouver la paix intérieure, tout ce que nous voulons, c'est à manger. »

  

 

« La gourmandise, ce n’est pas manger trop, c’est prendre du plaisir à manger. » 

Michel Onfray

 

Aujourd'hui le terrorisme alimentaire ne semble proposer qu'un choix impossible entre un régime sans goût et de la malbouffe délicieuse, or c'est une tradition française que de reconnaître l'importance du goût dans la qualité psychologique de l'alimentation... 

  

Trouver l'équilibre demande de se connaître, et la plupart des femmes ont une très bonne perception d'elle-même. Avant d'en arriver à devoir affronter un vrai problème de surpoids ou d'obésité, nombreuses sont les femmes qui gèrent de façon quotidienne leur alimentation... avec intelligence et même plaisir.


 

D'ailleurs, les utilisatrices de substituts de repas le disent elles-même (consommatrices MILICAL, substituts et HP -hyper protéiné, lors d'une table ronde en 2010) :


« Je n’ai pas fait ça sérieusement, quand je me reprochais des trucs, un sachet au chocolat, je ne le fais pas longtemps, mais je me donne bonne conscience » 


 « Il faut prendre du plaisir à manger, je fais ça une semaine, puis je compense, et quand j’ai un peu exagéré, je recommence, quand je n’ai pas le temps de cuisiner, je prends des sachets »

 

 « Des petits saucissons pour l’apéritif avec des copains, donc le lendemain c’est tout protéines, c’est un lavage de conscience » 

 

 « Sachet si seule le soir, si pas seule apéro, une fois que j’ai craqué, moi c’est plutôt pour me rattraper , je ne suis pas sérieuse »

 

« Je pars une semaine en vacances, je ne me prive pas, je rentre, je me pèse et je fais (HP) jusqu’à ce que je perde » 

 

« Les régimes classiques, le fait de me sentir privée de quelque chose, ça me donne envie de le manger tout de suite, pour éviter de me frustrer, j’ai adopté les HP au chocolat et ça a marché [...]» 

 

 

Etudes et reglementation

 

Parce que “la maladie la plus grave est le mépris de notre corps”, comme le disait Montaigne, il ne faut pas plus stigmatiser les femmes ayant plus d'une dizaine de kilos à perdre que celles qui ont besoin de se débarrasser des kilos qui les dérangent, souvent des kilos « plaisir », comme dans le film « Mange, prie aime » d'ailleurs.

 

Pour pouvoir contrôler son alimentation et ne pas se refuser un plaisir et éviter ainsi de tomber dans la spirale vicieuse de la culpabilité, il existe aujourd'hui des solutions. 

 

Le fait de connaître les ressorts d'une alimentation équilibrée est fondamental et depuis la mise en oeuvre du PNNS, des messages sanitaires, mais plus simplement d'un développement du bien-être et des sources d'information de plus en plus facilement accessible, cela est désormais plus simple.

 

Et puis, il y a tous les petits ''coups de pouce'' que l'on peut trouver aujourd'hui, mais en faisant bien attention : l'objectif n'est pas de jouer avec sa santé !

 

Au sein de la boîte à outil des gourmand(e)s, les gammes de produits minceur trouvent une bonne place comme le montre les différentes études sur la question. [cliquez ici et ici pour plus d'information]


Au-delà du fait que tout produit répondant à la dénomination « substitut de repas » répond à une réglementation très stricte  [cliquez pour plus d'information], l'EFSA (autorité européenne de sécurité des aliments) vient de confirmer l’intérêt des "substituts de repas dans les régimes hypocaloriques destinés à la perte de poids  [cliquez pour plus d'information]. 

 

Cette façon de gérer son poids, tant qu'elle ne se fait pas au détriment d'un équilibre global permet de réconcilier nourriture, régime et plaisir...

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 10:25

Faux-medoc-billet-medoc-1024x682.jpg

La panacée en matière de régime existe ! En quelques jours, Acai Berry Diet vous fera perdre tous les kilos superflus. Veillant quotidiennement, Pierre Azam tombe sur cette brève relayée par Yahoo actu.

On se demande alors pourquoi des équipes médicales, paramédicales, de chirurgiens, de diététiciens, de psys, de coachs sportifs, de diabétologues, s’évertuent à passer autant de temps sur des problématiques se réglant en deux coups de cuillères à pot ou plus exactement en absorbant quelques pilules par jour, en faisant un régime totalement infondé.

Vous y croyez ?

Non, évidemment. Dernière victime en date des escrocs en quête de bénéfices non sanitaires mais financiers : Mélissa Theuriau, 32 ans, journaliste.

Le  Point révèle l’affaire : son image et sa silhouette viennent d’être utilisées, évidemment sans son accord, par Acai Berry Diet. L’activité de cette marque de régime ? Le fameux régime absolu reléguant au rang des souvenirs de musées les efforts accumulés de tout un corps médical et les anneaux gastriques, les souffrances, les régimes calculés à la calorie près.

Vous n’y croyez pas ?

Une fois encore, les arnaqueurs abusent de la faiblesse réelle ou supposée des malades, de personnes en souffrance pour lesquelles la perte de poids peut être un enjeu vital.

Une fois encore, les barrières de l’ignominie sont repoussées en utilisant une image d’une femme publique française aux USA où elle n’est pas connue, pour en faire la porte-parole  de la meilleure méthode de régime qui soit.

Avec cette méthode, vous perdez en un battement de cil la dizaine, la vingtaine de kilos en trop. Et c’est l’effet papillon…un battement d’aile de papillon ici provoque une maladie morbide un peu plus loin.

Mais les larrons, cette fois, vont plus loin : non contents de ne respecter en rien le droit à l’image de la journaliste de M6, ils lui font signer des articles vantant les mérites de son régime, de son bien être retrouvé.

Scandaleux ? oui, aussi, mais illégal surtout. Tout comme apparait illégal ce type de manipulation.

Acai Berry Diet : publicité mensongère

-          Tromperie

-          Abus de faiblesse

-          Publicité mensongère

-          Vente de substances actives potentiellement dangereuses…

La liste pourrait être longue.

Et évidemment, au bout, aucun résultat si ce n’est le risque d’aggraver l’état de santé ou l’obésité.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 08:38

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Les sites Internet en regorgent, les boites mails en absorbent des dizaines par jour. Le « diet spamming » à malheureusement encore de beaux jours devant lui. Promesse impossible à tenir, abus de confiance, de la crédulité des client(e)s potentiel(le)s, résultats pourtant garantis et la plupart du temps fondés sur…rien.

 

Le Docteur X va vous perdre 16 kg en urgence !

 

Vous avez reçu cela dans vos boites de réception ? Vous l’avez croisé sur un site, un forum ou des non-médecins dispensent des conseils avisés et souvent dangereux pour faire de votre santé un bien de consommation courante ? 

 

Si l’on écoute les promesses infondées et insensées de ce type « médecin » plus digne d’un arracheur de temps que d’un diplômé de fac de médecine, n’appartenant à aucun ordre ou ayant cédé à peu de frais son serment d’Hippocrate, tout est possible et facile en termes de régime et d’amaigrissement.

 

Les obèses apprécieront.

 

Faux espoirs

 

Les effets de ce genre de promesse intenable sont délétères. Ces spams publicitaires sont clairement et simplement dangereux.

 

« Les Régimes ne fonctionnent pas pour vous ?

... et vous ne voulez plus dépenser des fortunes ?


Profitez ENFIN de la cure hyper-protéinée mitigée Vitamaline utilisée par de nombreuses célébrités pour perdre EN URGENCE jusqu'à 16 kilos !
Il s'agit de la cure hyper-protéinée la plus facile à suivre : elle ne demande aucun suivi médical car vous ne supprimez aucun de vos repas.
Votre corps ne subit donc aucun choc alimentaire :
Résultat : pas de reprise de poids constatée à l'arrêt de la cure contrairement aux cures hyper-protéinées classiques.
Venez vite découvrir vos nombreux avantages ( - 60 % pour vous permettre de la tester) en cliquant ici.
Très cordialement
D.Christian Duval »

Voilà le type de spam reçu par l’un des membres de l’Observatoire de l’Obésité (c’est dire si les spammeurs contrôlent leurs listes de diffusion).

Surfant visiblement sur la vogue actuelle du régime Dukan, les arguments avancés dans ce type de mail sont spécieux, infondés, délétères, hasardeux, trompeurs, fallacieux.

Escroquerie pure et simple

Les zélateurs de l’amaigrissement enrichissant plus qu’amaigrissant aiment à absorber le web en quête de quelques proies faibles. Les vautours du « diet spam » rôdent autour des tristesses, des complexes, des reprises de poids, des personnes désespérées de ne pouvoir perdre quelques kilos. Et malheureusement, les victimes à bout de patience craquent et signent. L’abus de confiance et de faiblesse ne sont pas loin !

Les margoulins savent qu’il existe là un marché du désespoir et que celui-ci sera malheureusement en constante augmentation. Tout le monde sait que ces promesses sont bidons, mais quand la démoralisation s’allie à la déception, on tend plus souvent à croire qu’à savoir.

L’escroquerie médicale, intellectuelle et humaine dont il s’agit dans ces spams participe d’un mercantilisme de la médecine, de la nutrition, de l’amaigrissement. Au-delà de la simple tromperie sur une promesse infondée, c’est la santé qui est en jeu dans ces spams.

Qu’une personne sans avis médical, sans connaître son état de santé, d’éventuelles pathologies, s’attaque à ce type de cure de dangerosité, et elle peut mettre sa santé, sa vie, en danger.

Si des « médecins » prêtent leur nom à ces campagnes de pub, on ne doit pas les voir davantage médecins que les testeurs de machines à laver de la marque de lessive « X » ne sont scientifiques. Une blouse blanche n’est qu’un vêtement, pas un sacrement par une profession.

Ce type de proposition commerciale doit absolument être combattu, l’Obobs s’y engage. 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 23:39

5086915452_cb964a96f6.jpgAprès avoir annoncé notre soutien à l'initiative de Pierre Priolet, l'ObObs réagit suite à la dernière newsletter publiée sur son site concernant l'accès aux fruits.

 

Monsieur le Ministre,

 

C'est en tant que président de l'Observatoire de l'Obésité (ObObs) que je vous écris pour attirer votre attention sur le courrier de Pierre Priolet que, j'imagine, vous connaissez déjà.

 

Vous connaissez son énergie et son envie de faire que le monde de l'agriculture puisse vivre correctement de ses productions. Il met l'accent sur la richesse que cette activité représente pour la France, et tire la sonnette d'alarme sur tous les points qui font qu'elle ne peut permettre aux exploitants de survivre.

 

A l'Observatoire de l'Obésité (ObObs) nous sommes très sensibles au combat de Pierre Priolet ─ que nous soutenons déjà, car il est connecté au notre : accès aux fruits et légumes à leur juste coût, produits agricoles protégés de l'agressivité tarifaire de la distribution, afin de permettre aux plus grand nombre, dont les enfants, de disposer de ces produits, et juste alternative aux produits trop gras et trop sucrés qui les attirent.

 

Nous sommes prêts à travailler avec vous, auprès de vous, sous quelque forme que ce soit pour que cette bizarrerie de notre société puisse disparaître au bénéfice du pouvoir d'achat des Français.

 

Nous restons et je reste à votre disposition pour imaginer ce que nous pourrions faire

 

Cordialement,

 

Dr Pierre Azam

 

 


 

 



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