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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:11

 

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En 2008, 2009 et 2011, trois études par différents chercheurs et universitaires associent le manque de sommeil à un risque plus élevé d'obésité. 

 


 

 

3 recherches différentes en 4 ans

 

La première enquête est néo-zélandaise. Initiée par des chercheurs de l'école de Dunedin, Otago, elle étudie une cohorte de jeunes de 32 ans. Leurs habitudes de sommeil à différents âges de l'enfance et de l'adolescence sont mises en lien avec leur indice de masse corporelle à leur âge actuel, 32 ans. 

 

La seconde étude, de l'université chinoise de Hong-Kong a examiné pour 5159 enfants, la relation entre le déficit de sommeil dans la semaine, le temps de sommeil de compensation durant le week-end et les vacances, et le risque d'obésité. 

 

La troisième est américaine : les chercheurs de l'université de Chicago, notamment le professeur belge de neuro-psychologie Karen Spruyt, ont cherché si le déficit de sommeil a des effets sur l'indice de masse corporelle et sur la santé. 

 


Qu'ont-ils découvert ? 

 

Tout d'abord, nous savons maintenant que le déficit chronique de sommeil dans l'enfance crée un terrain favorable pour un indice de masse corporelle accru à l'âge adulte. De plus, les enfants ont une tendance naturelle à compenser leur manque de sommeil de la semaine (dans le temps scolaire) par du temps de sommeil prolongé le week-end et les vacances. Si ce temps n'est pas compensé, alors le risque d'obésité augmente ainsi que les risques pour la santé. 

 

Enfin, la dernière étude révèle qu'il ne s'agit pas simplement du temps de sommeil, mais de sa qualité. Les enfants dorment plus ou moins huit heures par nuit, mais des cycles de sommeil  irréguliers seront une cause là aussi d'obésité. 

 

Surtout, toutes ces études permettent de se rendre compte que la lutte contre l'obésité commence dans l'enfance, non pas avec des régimes, mais avec une meilleure hygiène de vie, car celle-ci impacte directement les enfants, et de manière permanente. 

 

Le sommeil régule la production de différentes hormones. Une production hormonale déréglée par un sommeil déficient accroit le risque de diabète, d'hypertension et d'obésité. 

 

Nous pouvons donc leur dire de diminuer les heures de télévision le soir, de se coucher tôt, et les laisser tranquillement trainer au lit en fin de semaine, car ils en ont besoin. 

 

Dormez les enfants, dormez ! 

 

 

 


 

DOCUMENTATION

Un article sur l'incidence des "écrans" sur le sommeil aux Etats-Unis

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Published by E.L - dans PREVENTION
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 11:37

 

136574139_1f47d2bc31.jpgAu moment où les statistiques de l’obésité s’emballent dans l’ensemble des pays industrialisés, la France commence à peine d’organiser sa riposte.


Tout d’abord de façon réactive – c’est fait, et c’est très bien. Puis en enclenchant une vaste campagne de vigilance, prélude on l’espère à une mobilisation inédite. Car c’est d’une bataille abstraite qu’il s’agit, sachant qu’il n’est pas sûr que les pouvoirs publics en détiennent toutes les clés.


Et s’il fallait apprendre à écouter les hommes et femmes de terrain, ceux dont c’est le métier de comprendre, d’accompagner, et qui dans les écoles, les collèges, s’occupent au quotidien de nos enfants, réclament pour cela des moyens ?

 

 

Manipulation de chiffres

 

L’augmentation en France du nombre d’enfants en surpoids – 1  sur 10 chez les 5-12 ans, 3 à 7 fois plus que dans les années 70, pousse les équipes éducatives et les responsables de tous niveaux à tenter d’enrayer la tendance, chercher des solutions adaptées. 

 

Nos indicateurs, 18% des enfants français, dont 4 % d’obèses (selon l’IOTF-2005), même si moyenne-ment inquiétants par rapport à ceux de l’Union européenne : 1 enfant sur 5, avec une augmentation de 2% par an (IOTF-2005), et encore loin de ceux des Américains (30%) ou même des Chinois, sont en effet à rapprocher d’autres données.

 

Certes, 83% de nos adolescents scolarisés en classe de 3ème , garçons et filles confondus, ont un IMC normal, 12,4% sont en surpoids, et 3,3% obèses (IOTF), mais, d’une part, on observe une évolution accélérée durant la dernière décennie – plus 28% en Lorraine, plus 145% dans le Centre Ouest en 16 ans dans la tranche des 10 ans (Vol et al, 1996), plus 172% chez  les 4-5 ans sur une période de 5 ans dans l’Hérault (Lehingue et al, 1996), et d’autre part, on sait maintenant que, parmi les adolescents obèses en 3ème , 4 sur 10 avaient une corpulence normale à 6 ans (Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques, 2004). Non seulement donc le prédictif d’obésité chez les enfants en bas âge persiste et s’amplifie, mais il n’est plus totalement fiable, ne pouvant prendre en compte l’obésité tardive. 

 

Et la baisse du niveau de vie induite par la crise aggrave encore le phénomène, le lien direct étant mis en évidence entre prévalence de l’obésité et milieu social défavorisé (DREES).

 

Ce qui a pu amener, notamment, le Professeur Arnaud Basdevant, médecin, chef de service de nutrition à l’Hôtel-Dieu, à déclarer tout net :

 

« Si rien n’est fait pour limiter l’augmentation de l’obésité chez les enfants, la France pourrait atteindre le niveau des États-Unis vers 2020 ». 

 

 

Dispositif légal vs initiative locale

 

Dans ce contexte, si l’application depuis septembre  2005 de la Loi de santé publique bannissant des établissements scolaires les distributeurs d’aliments, boissons et confiseries sucrés, ainsi qu’une réglementation de la publicité sur les produits sucrés, apparaît déjà  une première  mesure salutaire, elle ne traite évidemment pas du fond.

 

On constate que se focaliser à la cantine, comme cela se fait désormais un peu partout,  sur l’éducation au bien manger dans le cadre d’un programme éducatif raisonné,  même si cela ne peut que s’avérer positif à long terme, ne saurait suffire à éradiquer les causes : à savoir les conduites de vie des ados, liées à la cellule familiale et au mode de vie sociétal actuel, lesquelles nécessitent une prise en charge globale. 

 

Bien sûr, il est  trop tôt pour juger de la mise en place ou non d’un dispositif de lutte national allant dans ce sens. Cependant, malgré la réduction générale des crédits, qui pourrait à elle seule  étouffer toutes les velléités dans l’œuf, il est à noter qu’on assiste à l’éclosion dans certains collèges d’initia-tives prometteuses et, c’est à souligner, avec l’aval de l’E.N. et le soutien financier des collectivités régionales et départementales. Les forces de proposition existent, et les idées qui germent locale-ment, bien que, et parce que venues des enseignants eux-mêmes, se réalisent sur le terrain !


 

Exemple parmi d’autres : l’ouverture depuis 2007 d’une « section XL » à Auch, au collège Carnot (à partir d'un article paru sur le site du journal Sud-Ouest le 17.02.2011).  


À l’origine du dispositif, deux  profs d’EPS et l’infirmière scolaire.

 

Cause : la désertion du cours de natation.

 

« Il y a la gêne de se montrer en maillot de bain, et puis le côté pénible de l’activité quand on est en surcharge ».

 

Un principe : le volontariat.

 

« Pour aider les enfants en surcharge pondérale, il faut qu’eux-mêmes et leurs familles soient volontaires ». But : bouger plus et manger mieux.

 

Une condition : classe spéciale, d’accord, ghetto pas question.

 

« On ne veut surtout pas les stigmatiser, car ce sont des enfants qui sont déjà suffisamment en souffrance. Au-delà de leurs difficultés à se mouvoir, des moqueries dans le collège, il y a aussi en général les résultats scolaires qui sont en berne. Chez les adolescents en surpoids, le taux de redoublement est supérieur de 50% » (Cécile Maris).

 

Cette classe spéciale vise par conséquent tout autant à palier l’échec scolaire qu’à aider les ados à retrouver une meilleure image d’eux-mêmes.

 

Le contenu : à dominante EPS.

 

« Nous leur faisons pratiquer une activité physique quotidienne, au lieu des deux séances hebdomadaires classiques, afin qu’ils reprennent goût au sport ». Foot, natation, marche nordique, autant d’activités auparavant rébarbatives et pas évidentes.

 

Côté nutritionnel : pas de régime.

 

« Le but est de leur réapprendre à manger de façon équilibrée » (Hélène Rodriguez). Et là, l’intendance et les cuisines ont suivi. Tout le collège Carnot s’est impliqué : « Manger équilibré concerne tous les enfants du collège ».

 

L’accompagnement : intervention mensuelle sur le groupe d’une diététicienne, visites d’une psycho-logue, qui voit les élèves individuellement et avec leurs familles.

« On leur demande d’adhérer au REPOP  (Réseaux pour la prise en charge et la prévention de l'obésité en pédiatrie).  C’est important, ils passent une sorte de contrat moral et sont tenus de consulter un médecin, en plus du suivi médical supervisé par Hélène Rodriguez » (Cécile Maris).

 

Les résultats : de façon générale, des élèves mieux dans leur peau, qui ont retrouvé du plaisir à étudier, de meilleurs résultats scolaires. Sur trois ans, 3 élèves ont complètement stabilisé ou fait chuter leur IMC. L’un d’entre eux, ayant regagné des courbes normales, a souhaité rester dans le dispositif pour continuer de développer son autonomie.

 

Avantage (et inconvénient majeur, voire rédhibitoire) : l’effectif est de 15 élèves ! En contradiction flagrante avec la politique de rentabilité de l’Education Nationale, qui exige un maximum d’élèves par enseignant. 

 

Témoignage plus qu’intéressant enfin, celui de l’équipe éducative:

 

« Les problématiques des ados sont vraiment variées. Les uns grignotaient, les autres avaient pris l’habitude de se resservir trois fois, certains compensaient leurs difficultés psychologiques ou même l’ennui, certains étaient tombés dedans momentanément ». 

 

Et maintenant ?

 

On le voit, d’ores et déjà tous les acteurs semblent sensibilisés au problème, et conscients des priorités. Une importante Note de cadrage (mai 2010) de la HAS (Haute Autorité de Santé) est d’ailleurs depuis peu en cours d’application, visant à réévaluer surpoids et obésité chez l’enfant et l’ado. Elle s’adresse à l’ensemble des généralistes, pédiatres et médecins scolaires.

 

Mais, parviendra-t-on à dépasser, comme ici, l’expérimental ? À l’heure où les suppressions de postes dans l’Enseignement public se multiplient (16 000 annoncées à la rentrée prochaine), le danger n’est-il pas que l’arbre cache l’absence de forêt ?

 

 

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Published by L.E - dans PREVENTION
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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 19:27

Le Dr Pierre Azam, Président et Fondateur de l'ObObs était l'invité de "Chez Bourdin & co" le 19 novembre 2010 autour du médicament Mediator sur RMC.

 

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Published by Dr Pierre Azam - dans PREVENTION
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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 08:34

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Pour améliorer encore l’information sur les problématiques sanitaires relatives à l’obésité, la Maison du Diabète, Obésité et risque Cardiovasculaire Paris Rive Gauche propose aux diabétiques et aux obèses un accueil, un conseil, une écoute, dans le cadre de leur pathologie et des complications pouvant survenir.

S’adressant tout autant aux obèses qu’aux diabétiques insulinodépendants ou non-insulinodépendants, ce point d’accueil n’est pas un lieu de soins ou de prise en charge par des équipes médicales. Jacqueline Fillias, la coordinatrice propose un réel travail de prévention mais aussi des actions pour améliorer la qualité de vie des malades.

Diététique, podologie, sensibilisation au sport, sophrologie, etc., ces ateliers permettent de mieux vivre au quotidien l’obésité et/ou le diabète. Vivre mieux sa maladie, l’accepter comme telle, savoir adapter son rythme de vie, son alimentation, s’avère absolument essentiel pour retrouver un réel équilibre.

Lorsqu’un patient arrive, une infirmière le prend en charge et dès lors, un bilan de l’avancée de la maladie est établi. Des  conseils préventifs visant à éviter toutes complications lui seront également donnés. Médicale, cette rencontre est aussi humaine, elle prend en charge la personne dans sa  globalité avec ses problématiques personnelles notamment dans le cadre de la consultation diététique ou encore sophrologique.

Ce parcours permet ainsi aux malades de mieux assumer ces maladies parfois difficiles à vivre, à supporter, et de mieux accepter les efforts à faire au quotidien. La MDOC aide concrètement dans le sens souhaité par l’Observatoire de l’Obésité.

Un conseil diététique, psychologique, paramédical ou sportif dans le cadre d’une information, d’une prévention active, permet d’améliorer non seulement la qualité de vie des malades mais aussi d’accentuer la qualité de prise en charge.

Accessible à tout malade, la MDOC a parfaitement compris qu’il fallait agir au plus vite, accompagner les malades, mais surtout qu’il faut absolument coordonner l’ensemble des soins proposés. Exemple notable à suivre.

MDOC, 178 rue Vaugirard, 75015 Paris. 01.43.06.47.60

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 15:20

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Les prévisions concernant l’obésité infantile s’avèrent toujours plus dramatiques ; on s’attend, d’ici 10 ans, à ce qu’un quart des enfants deviennent obèses. Face à cette évolution malheureusement probable, l’Assurance Maladie de Paris se fixe comme objectif d’apporter aux enfants, dans les écoles, une information pratique, ludique, préventive, visant à lutter contre ce fléau mais surtout à informer les enfants sur ce que doit être une bonne alimentation.

 

Les maternelles sur le front

 

La plus jeune des cibles face à l’un des problèmes de santé les plus inquiétants : pour la septième année consécutive, un programme conçu pour les maternelles du Réseau de Réussite Scolaire, Croc’futé, offre la possibilité aux enfants de découvrir par le jeu, les balades, les fruits, dans différents quartiers de Paris.

 

Pour cela, les enfants disposent d’un guide des jardins parisiens où ils pourront aller à la rencontre de ces fruits. Cette rencontre se fera aussi sur les marchés et proposera par la même occasion des endroits, des « trucs », permettant aux enfants d’emmener les parents faire quelques activités sportives, évitant ainsi la sédentarité favorisant elle aussi l’obésité.

 

De plus, durant le mois de juin, et ce, chaque année, des distributions de fruits sont organisées à l’occasion des fêtes de fin d’année scolaire.

 

Depuis 2003, la CNAMTS prévient

 

Avec le concours du Fonds Nationale de Prévention d’Education et d’Information Sanitaire, Croc’futé visa à agir un peu partout dans Paris, dans le réseau RRS mais aussi dans des écoles extérieures à ce réseau de façon à élargir le nombre d’enfants recevant le message.

 

Nombre d’écoles adhèrent à ce programme, conscientes de l’urgence d’agir et de mettre à disposition de leurs élèves l’ensemble du programme Croc’futé. Information, sensibilisation, prévention et distribution de fruits.

 

« Croquez la vie, mangez des fruits »

 

Simple, ce message peut être compris par les enfants : près de 20 000 cette année ont été touchés par ce programme destiné à les informer sur leur lieu de vie : l’école.

 

Le nombre d’enfants informés augmente chaque année, il faut donc espérer que le message finisse par passer réellement. D’autant que le coût par enfant, inférieur à 12 €, reste minime face à ce que coûte un suivi médical pour soigner l’obésité. La prévention apparaît donc toujours plus essentielle.

 

En juin prochain, à la fin de l’année scolaire 2011, alors que les enfants auront eu droit à la semaine du goût à l’orée d’octobre, un second message préventif leur sera donc donné, des affiches, des magnets et des dépliants seront distribués et bien sûr et surtout des fruits leur seront donnés.

 

Des résultats encourageants

 

Le rapport d’enquête élèves 2010 montre que 89,1 % des enfants disent avoir des fruits chez eux, 16,4 % les trouvent bons pour la santé. Encore insuffisant, ce chiffre reste une bonne base. Cette information ancrée, il faudra poursuivre les efforts de prévention, continuer à aller à la rencontre des publics sensibles, informer et faire en sorte que la consommation de fruits, de légumes, ne soit pas exceptionnelle.

 

L’Obobs milite sans cesse pour une vraie politique préventive globale ciblée sur l’ensemble des publics sensibles. Ce type d’action s’inscrit donc parfaitement dans cette politique que l’Etat doit mettre en place de façon beaucoup plus systématique.

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 21:22

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La polémique enfle depuis plusieurs jours. A juste titre. Les députés du Nouveau Centre (Philippe Folliot et Jean Dionis) ont souhaité, dans le cadre des mesures de lutte contre l’obésité, interdire à tout fast-food d’ouvrir à proximité d’un établissement scolaire. Cette proposition - allant dans le sens des promesses gouvernementales - a pourtant été repoussée par le Parlement.

En accord avec le projet sur la modernisation de l'agriculture, cette proposition visait à mettre en adéquation la lutte contre l’obésité galopante en France et la réglementation interdisant l’implantation de restaurants rapides - très prisés par les jeunes - à moins de 200 m d’une école.

Finalement, la proposition des deux députés n'a pas fait long feu.

Cette décision du Parlement apparaît dommageable et en totale contradiction avec les discours gouvernementaux, notamment avec la communication mise en place (mangerbouger.fr, 5 fruits et légumes par jour, ne pas manger trop salé, sucré ou gras). On pourrait même considérer cette décision parlementaire comme totalement incompréhensible. La restauration rapide va pouvoir disperser ses calories grasses et sucrées au gré de la volonté des élèves hors de tout contrôle nutritionnel.

Quels qu’aient été les chiffres avancés par les députés Nouveau Centre, qui évoquaient des jeunes de plus en plus touchés par l’obésité (près de 20% en 2003) et une obésité augmentant de façon plus qu’alarmante, la décision parlementaire n’a pas varié. Autre donnée avancée par MM. Folliot et Dionis : une étude américaine montre que l’obésité dans une école augmente de 5% dès lors qu’un fast-food est implanté à moins de 150 m de l’école !

 

La loi, objet du marketing ?

 

Le lobbying mené par les groupes de restauration rapide, qu’ils vendent des hamburgers, des sandwiches ou des préparations à base de poulet, peut expliquer une partie de cette décision. Toujours est-il que la responsabilité des députés et sénateurs ayant repoussé cette proposition de loi est clairement engagée.

Les plus jeunes sont extrêmement sensibles au marketing et à la communication mis en place par les grandes enseignes de fast-food. L’addiction au sucre, aux acides gras trans hydrogénés, pose dès lors sérieusement problème dans cette « alimentation ».

Les fast-foods ne sont pas les seuls qu’il convient de mettre en accusation dans cette épidémie d’obésité. Ils sont tout autant responsables que les nourritures industrielles discount ou les autres types de restauration rapide (le sandwich au thon et à la mayonnaise de la boulangerie au coin de la rue) eux aussi fautifs. La mauvaise alimentation des jeunes est aussi souvent due au fait qu’on leur propose des produits rapides, ludiques et provoquant une probable addiction alimentaire.


L’avis des nutritionnistes

 

Du côté des professionnels de la nutrition, on estime que ces 200 m d’éloignement ne changeront rien au problème. Quelques voix s'élèvent et proposent que les fast-foods modifient leurs recettes, proposent davantage de salades et de plats équilibrés.

A cela, on peut répondre qu’il s’agit avant tout d’une question d’éducation alimentaire. On sait pertinemment que les plus jeunes préfèreront le trio soda-hamburger-frites, délétère pour la santé à court terme. Quand bien même les fast-foods proposeront des salades, il y a fort à parier qu’elles ne seraient pas majoritairement consommées par les publics scolaires.

La solution passe, une fois encore par une responsabilisation des plus jeunes, une réelle éducation aux goûts prônée par Christian Etchebest et bien d’autres personnes. Cette sensibilisation passe aussi par l’école qui doit faire réellement son travail de prévention face à l’obésité, face aux maladies en dérivant directement.


Responsabiliser

 

Dans la mesure où ce sont des parlementaires qui ont repoussé cette loi, il apparait étonnant que l’action du législateur soit aussi divergente que cela face aux promesses, au PNNS2, aux mesures anti-obésité. Il semble des plus délicats de jouer sur deux tableaux dans cette lutte de tous les instants, dans ce combat sanitaire majeur.

Face à l’obésité, l’ensemble des acteurs politiques, sanitaires, nutritionnels, agro-alimentaires doivent (devraient) agir d’une même voix.

Quand des engagements mettant en jeu la santé de tous sont pris, on les respecte. Faute de quoi, déclarer l’obésité grande cause nationale est relativement peu utile.

 

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