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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 12:55

Fotolia_13160640_XS.jpgAlors que la revue britannique « The  Lancet » montre que l’obésité dans le monde touche aujourd’hui 10% de la population mondiale , soit 500 millions de personnes et que cette obésité a doublé en 30 ans, la presse française titre « Les français restent minces ….. » (Le Parisien) ou « Obésité : les français gardent la ligne » (Elle), « les français au top de la minceur » (Europe1).

 

 

C’est un peu vite oublier que la France comptait en 2009 6,5 millions d’obèses, et qu’en 12 ans la prévalence de l’obésité des adultes français était passée de 8,5% à 14,5% et a donc probablement doublé en quelques 15 ans comme le souligne le rapport Obépi Roche de 2009 dirigé par le Professeur Arnaud Basdevant.

 

Alors désinformation, incompétence, inconscience ou tout à la fois ?


Il est vrai que l’étude menée par des chercheurs de l’Impérial Collège de Londres et de l’Institut Recherche et santé d’Hamilton au Canada fait froid dans le dos.

 

En 28 ans l’IMC a augmenté autant chez les hommes que chez les femmes. On compte dans le monde 1,46 Milliards d’adultes en surpoids. Ces problèmes ne concernent plus les seuls pays occidentaux ou les pays riches, mais le glissement se fait progressivement vers les pays à revenus bas ou moyens. Dans les pays riches, les Etats-Unis gardent la palme du surpoids avec une IMC de plus de 28 (La Nouvelle-Zelande est deuxième). Le Japon a l’IMC la plus basse a 22 pour les femmes et 24 pour les hommes. Cas unique en Europe, l’IMC a baissé en Italie, et les femmes les plus minces sont les suissesses. 

 

Les chercheurs, le professeur Ezzati et le Professeur Yusuf qui ont mené l’étude, rappellent que le surpoids est un facteur de risque important pour les maladies cardiovasculaires, le diabète, et le cancer et serait à l’origine de 3 millions de morts chaque année. Cette bataille mondiale est difficile à gagner et pourrait passer par le contrôle et la prévention du cholestérol, de la tension artérielle et du tabagisme selon le Pr. Yusuf qui pense que le contrôle de l’obésité nécessitera des « interventions prolongées » sur des dizaines d’années.

 

Et même si dans ce tableau apocalyptique la France fait partie des moins mauvais, nous ne sommes pas bons : nous comptons 2,5 millions de diabétiques en France. L’obésité infantile est passée de 4% environ en 1966 à 15 à 18% selon les études aujourd’hui. Et n’oublions pas que le diabète, les maladies cardiovasculaires et toutes les pathologies rattachées à l’obésité et l’obésité elle-même auront probablement coûté 37 milliards d’euros au budget de la nation française en 2009.  

 

L'ObObs attend du Professeur Basdevant, ''Monsieur Obésité'' de l’Elysée, qu'il sorte de son silence assourdissant face à de telles incohérences franco-françaises et de telles contre-vérités médiatiques suggérées.

 

Non, vraiment il n’y a pas de quoi pavoiser et sûrement pas de quoi prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.

 

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Published by Dr Pierre Azam - dans RECHERCHE & PUBLICATIONS
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 11:21
4726126009_ff42e47bc9.jpgLa semaine dernière la voilà qui est revenue à nouveau sur la table : la polémique contre l'aspartame et les édulcorants. Alors, approximations méthodologiques ou vrai danger pour la santé ?
D'un côté, nous avons des études, certes, mais qui n'ont pas été validées, de l'autre un agrément des autorités en vigueur.

 

L'étude danoise a cherché à établir une relation entre la consommation de boissons sucrées aux édulcorants et un accouchement avant terme. Même si cette étude est importante, son auteur, Thornallur Halldorsson, précise que d'autres études seront nécessaires pour corroborer ou invalider son résultat.

 

Par ailleurs, le Professeur Renwick de l'Université de Southampton en Angleterre - spécialiste des risques toxiques et cancérigènes des médicaments, additifs et pesticides, relève que cette étude n'est pas assez complète : d'une part, elle ne précise ni le poids, ni l'état de maturité des nouveaux-nés au moment de l'accouchement ; d'autre part, l'évaluation d'un accouchement prématuré s'este fait de façon déclarative par les femmes, or nous n'avons pas de connaissances sur la structure socio-économique du groupe. Finalement, les résultats suivent les 80 cas qui ont abouti à un accouchement prématuré au sein des deux groupes les plus "exposés" et l'on arrive à 27 cas en discriminant correctement.

 

Néanmoins, le Professeur Renwick estime que cet article est potentiellement très riche mais aurait nécessité un approfondissement des cas prématurés pour mieux mesurer le véritable lien avec l'aspartame. D'autant que la libération de méthanol incriminée ne peut être validée étant donnée les connaissances actuelles sur la question : la consommation de fruits libère plus de méthanol que la quantité d'aspartame absorbée et l'ensemble fait partie de réactions métaboliques connues et non identifiées comme dangereuses.



Un autre spécialiste a également réagi à cette étude, Carlo La Vecchia, épidémiologiste spécialiste du cancer : il a notamment soulevé quelques écueils méthodologiques et remis en question la segmentation des groupes sur la présentation des résultats.

 

L'étude du Dr Soffritti se rapporte à une modélisation sur des souris et des rats, qui pour le cas qui nous concerne ne représentent pas le modèle idéal pour se rapporter à l'humain (le cochon aurait été préférable dans ce cas). L'Agence européenne de Sécurité (EFSA), [mais également la FDA (Etats-Unis)], qui est compétente dans l'évaluation pour les pays européens des additifs alimentaires, a contesté la méthodologie des études antérieures conduites par le Dr Soffritti, et a estimé que rien n'indiquait «un quelconque potentiel génotoxique ou carcinogène» de l'aspartame après exposition in utero.

 

Suite aux différentes publications, la recommandation d'une dose journalière adminissible (DJA) d'aspartame à 40 mg/kg poids n'a pas été remise en cause jusqu'à ce jour par aucune des autorités citées.

 

Notre agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) annonce néanmoins que : "Dans le cadre de la veille permanente qu'elle exerce, l'Anses va examiner sans délai ces nouvelles études en vue d'éventuelles recommandations aux autorités françaises, et saisira le cas échéant l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), compétente sur le sujet pour une réévaluation du risque" [Lire l'article en cliquant ici]. 

 

S'il y a certes des enjeux de santé publique à ne pas prendre à la légère, il faut également comprendre la place du sucre dans notre alimentation et le rôle joué par les édulcorants, ce que nous explique le Dr Pierre Azam, nutritionniste et fondateur de l'Observatoire de l'Obésité (ObObs).



Les effets du sucre et le besoin de réduire sa consommation directe et la recherche d’alternatives 



La consommation de sucre fournit de l’énergie à court terme, mais il ne peut pas être stocké tel quel dans l’organisme. Une partie du sucre consommé peut être utilisée tout de suite pour fournir de l’énergie si nécessaire, dans les minutes qui suivent ; une autre partie sera emmagasinée dans le foie et les muscles pour utilisation dans les heures qui suivent ; et une autre sera transformée en graisses qui seront stockées dans les couches adipeuses.



L’excès des glucides, en particulier rapides a plusieurs effets : 

- Un effet calorique et hyper énergétique entraînant le surpoids et l’obésité ;
- Un effet systémique créant une hyperglycémie si le saccharose n’est pas intégré à une alimentation équilibrée, entraînant une surcharge pondérale  pouvant à terme déboucher sur un diabète.


En France, un adulte mange en moyenne 100g de saccharose par jour, dont plus de 70% sous forme ajoutée dans les produits transformés par l’industrie agro-alimentaire. 

 

Or, les apports quotidiens recommandés en glucides sont de 200 à 250 grammes dont au moins 10% sous forme de glucides simples. Il contient toujours quatre milles kilocalories par kilogramme. Il existe une dépendance au glucose ou saccharose.

 

Afin de réduire l’impact de cet excès et se tenir à la part de 10% d’apport en saccharose, tout en diminuant cette dépendance, les édulcorants représentent une vraie alternative.

 

Les bénéfices des édulcorants de table et l’amélioration de l’équilibre alimentaire de certains consommateurs 



Réduction glucidique

 

Elle peut se faire de façon volontaire, mais la transition d’une dépendance et d’une habitude de consommation vers un équilibre alimentaire ne peut se faire que grâce aux édulcorants de table. Atteindre 10% de saccharose c’est-à-dire passer de 100 à 25g par jour ne peut pour beaucoup se faire que grâce aux édulcorants.



Réduction calorique



250g de glucides représente 1000Kcal/j et le fait de réduire la part de saccharose à 10% entraîne une réduction calorique journalière d’environ 300 Kcal en moyenne.

 

La réduction de 10% environ de son apport énergétique et surtout glucidique peut conduire à une réduction pondérale progressive, bien tolérée qui à terme peut atteindre les recommandations internationales de réduction pondérale d’au moins 5% de la masse corporelle des sujets en surpoids ou obèses.

 

Elle ne peut se concevoir que dans une nutrition équilibrée et une réforme de l’hygiène de vie.



Aujourd'hui il semble donc tendancieux de vouloir attaquer à tout prix les édulcorants connaissant leur rôle et leur place dans des systèmes de régulation de la consommation de "mauvais sucres" et dans ce qu'ils offrent de gestion de la frustration pour les populations concernées par le surpoids, l'obésité et les maladies associées (et notamment le diabète).



Il faut donc veiller de près à mesurer l'impact de mauvaises polémiques dans une époque déjà agitée et à un moment où la lutte contre l'épidémie d'obésité doit rester une priorité de tous.



L'Observatoire de l'Obésité (ObObs) veillera donc a maintenir l'accès à l'information utile et à rétablir les débats dans les plus justes perspectives afin d'empêcher des dérives nuisibles au combat véritable qu'il ne faut pas se lasser de mener.
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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 12:18

header-copie-1.JPGLe 15 décembre, notre partenaire Nutrition & Santé a célébré la première édition des ''Slimming Awards", ses prix pour le soutien de la recherche scientifique sur l'obésité et la gestion du poids, qui seront désormais annuels.

 


Nutrition & Santé, engagé dans les problématiques de poids à travers ses marques européennes de diététique minceur, avait lancé uappel à candidature européenQuinze dossiers de candidatures ont été reçus pour le Nutrition & Santé Science Award for Obesity Research, dont la récompense se monte à 10 000 €. Pour le Nutrition & Santé Weight Management Award, qui est doté d’une récompense de 5 000 €, trois dossiers ont été présentés.


Ces dossiers ont été transmis aux membres du Jury européen, composé cette année de : 


· Pr Michele CARRUBA, Professor of Pharmacology, University of Milan, Director of the Centre for Study and Research on Obesity and of the Division of Pharmacology at Department of Pharmacology, Chemotherapy and Medical Toxicology.

· Pr Dominique LANGIN, Professor of Nutrition and Medical Biochemistry Obesity Research Laboratory, INSERM U858, Rangueil Institute of Molecular Medicine, I2MR Inserm (Toulouse).

· Pr Alfredo MARTINEZ, Professor of Food Sciences and Nutrition. Head of the Department of Physiology and Nutrition at the University of Navarra in Pamplona, Spain.

 

sous la présidence de :

· Pr Wim SARIS, Professor of Human Nutrition at the Medical and Health Science faculty of Maastricht University.

 

Finalement ce sont trois et non pas deux lauréats qui ont été récompensés :

 

le Professeur Karine Clément (France)

INSERM UMRS 872 Equipe 7, NutriOmique, Nutrition et Obésité, Centre de Recherche des Cordeliers,

Paris, France / Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Hôpital Pitié –Salpêtrière, Paris, France

pour son dossier « Remodelage du tissu adipeux chez les personnes obèses, conséquences locales et systémiques »

 

>  le Professeur Enzo Nisoli (Italie)

Université de Milan, Département de pharmacologie, chimiothérapie et toxicologie médicale, Italie

pour son dossier « Activation de la biogénèse mitochondriale dans les désordres métaboliques liés à l’âge : approche nutritionnelle »

 

ex-æquo pour le Nutrition & Santé Science Award for Obesity Research

 

 

le Professeur Arne Astrup (Danemark)

Université de Copenhague, Faculté des Sciences de la Vie, Département de Nutrition Humaine,

DANEMARK

pour son dossier « Physiologie et physiopathologie du métabolisme énergétique et du substrat - Etiologie et traitement de l'obésité »

 

pour le Nutrition & Santé Weight Management Award


Alors que les pouvoirs publics déplorent la montée du surpoids de la population en Europe, Nutrition & Santé est convaincu que l’approche nutritionnelle présente des voies de solutions qui sont loin d’avoir été toutes exploitées. L’objectif de ces prix est donc d’encourager la recherche dans les domaines de la prévention de l’obésité, de la compréhension des comportements alimentaires, de la perte et de la maîtrise du poids ainsi que des thérapies nutritionnelles adaptées.

 


''La remise de ces deux prix est l’occasion de démontrer l’attachement de Nutrition & Santé à la recherche.

 

Traduction de notre expertise nutritionnelle, nos marques leaders en Europe s’appuient sur des ingrédients et des composants dont les effets sont scientifiquement documentés et reconnus par les pouvoirs publics. La recherche scientifique fait partie de notre ADN de groupe et c’est ce que nous souhaitons exprimer en récompensant les chercheurs. Nous avons reçu 18 dossiers de candidature d’une excellente qualité.

 

Ceci est de bon augure pour l’avenir, tant pour les patients en surpoids que pour les pouvoirs publics et les professionnels de santé qui recherchent des outils pour lutter contre les effets de la sédentarité. Engagés depuis 40 ans dans un domaine aussi humain que les problèmes de surpoids, nous avons acquis des convictions. Nous entendons faire progresser les démarches et les solutions pour enrayer un fléau aujourd’hui européen.''

 

Didier Suberbielle

Président du Directoire

Nutrition & Santé

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:06

 

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Pionnier de l'alimentation diététique (la marque Gerblé existe depuis 1928), Nutrition & Santé est également leader au travers de ses marques (Gerlinéa et Milical en France) dans le domaine de la diététique minceur en Europe.

 

Très conscient de sa mission d'information et son exigence d'être à la pointe dans ce domaine, Nutrition & Santé a choisi d’encourager la recherche et les initiatives de santé dans les domaines de la prévention nutritionnelle de l’obésité, de la compréhension du comportement alimentaire, de la perte de poids et des interventions nutritionnelles.

 

La création de ces 2 Prix vient marquer son soutien à la recherche scientifique et aux initiatives santé, dans les domaines de la prévention de l’obésité et de la prise en charge nutritionnelle de la minceur.

 

La campagne a été lancée ces dernières semaines et les lauréats seront récompensés au travers d'une cérémonie qui se déroulera à Paris en présence du Jury, le 15 décembre prochain.

 

 

Pourquoi deux Prix ?

 

La lutte contre l'obésité nécessite d'agir sur plusieurs fronts. Ainsi, Nutrition & Santé a choisi de soutenir à la fois une initiative dans le domaine de la recherche scientifique au travers du ''Nutrition & Santé Science Award for Obesity Research'' et une initiative dans le large domaine des prescripteurs de santé avec le ''Nutrition & Santé Weight Management Award', pour couvrir à la fois la prévention, la compréhension et l'accompagnement de la problématique obésité.

 

Forte d'un déploiement dans toute l'Europe, l’opération s’appuie sur un Jury composé de personnalités scientifiques de renom choisis dans plusieurs pays différents.

 

En plus de primer ceux qui seront retenus par le Jury, l’objectif de Nutrition & Santé à travers cette campagne est d’identifier un ensemble de projets originaux.

 

L'ObObs soutient ce projet innovant et ambitieux et couvrira l'ensemble de l'événement qui marque le début d'un partenariat avec le groupe Nutrition & Santé.

 

 

 

Pour plus de renseignements, visitez le site de Nutrition & Santé : cliquez ici

 

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 15:09

Fotolia_14314653_cut.jpgDepuis toujours, nous savons que le mot « régime » véhicule des notions très  négatives : privation, pas bon, frustrant, avoir faim, pas de plaisir, fatigue, énervement, interdit, punition, etc.

Depuis aujourd’hui, nous savons avec certitude qu’il porte en lui les prémices de problèmes de santé incompatibles avec la lutte contre l’obésité.

 

Pour la première fois, une agence publique, l'Agence nationale de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dénonce  les carences et les déséquilibres provoqués par 15 régimes, construits autour de « méthodes » toutes plus miraculeuses les unes que les autres.

 

On le sait depuis longtemps, et l’ObObs l’a souvent dit et dénoncé, la médecine n’est pas compatible avec une « méthode » . 

Le propre de la médecine est de tenir compte de l’histoire de la maladie du patient, de faire un diagnostic et prescrire un traitement adapté à l’individu, dans le respect de règles évaluées et certaines de la médecine, de la recherche et de la réglementation en vigueur (cf la réglementation européenne des compléments alimentaires de la diététique minceur en ce qui concerne les régimes).

 

Le propre de la « méthode  de régime » est de faire entrer tout le monde dans un moule et de « vendre », souvent au sens propre, un résultat immédiat au mépris du futur, de la non reprise de poids et en ne se souciant surtout pas de l’équilibre et de l’avenir de ce patient.

 

L’Anses  parle de  risques pour la santé et se base sur l'étude scientifique de quinze régimes amaigrissants. Entre autres cas étudiés, les régimes les plus connus : Cohen, Dukan, Fricker, Atkins, californien, citron détox, chrononutrition, Mayo, Montignac, Weight Watchers ou celui de la soupe au chou...

 

Le message de l’agence est très clair : « les pratiques nutritionnelles à visées amaigrissantes  doivent faire l'objet d'une indication médicale, et ne laissent pas de place à l'automédication».

 

Tous ces régimes entraînent des déséquilibres en macronutriments (lipides, glucides, protéines), en vitamines et en minéraux, incompatibles avec la prise en comptes d’habitudes alimentaires durables tout au long de la vie.

 

Plus grave encore, dans Le Parisien, le président du groupe de travail de l’Anses, Jean-Michel Lecerf, de l'institut Pasteur de Lille, affirme également que «dans 95% des cas, il y a reprise de poids après le régime», pire encore : «Des personnes qui n'avaient pas de problème de poids avant leur régime peuvent se retrouver en surpoids et développer des troubles du comportement alimentaire». 

 

Que préconise  le rapport de l'Anses ? 

Une lapalissade que les adeptes des régimes et leurs gourous ont totalement oubliée :«une alimentation équilibrée et diversifiée», un équilibre alimentaire individuel qui ne peut passer que par la relation individualisée, de proximité avec un professionnel de santé. Il doit y avoir prise en charge par des spécialistes. 

Et comme le dit Gérard Lasfargues : «Chaque régime doit être adapté au mode de vie et au contexte social et familial de chacun», et ajoute dans Le Figaro «Cela se saurait s'il y avait une recette miracle transposable à tout le monde».

 

Alors plus d’espoir de perdre du poids ? 

Si bien sûr mais seulement en acceptant de réformer durablement son comportement alimentaire, sans violence, avec humanité et conscience de la nécessité de produire un juste équilibre entre rigueur et plaisir, quotidien et exceptionnel et en tenant compte de la personnalité de chacun.

 

 


DOCUMENTATION

 

Le rapport de l'Anses [cliquer ici]

Revoir le Journal Télévisé de France 2 [cliquer ici]  

Article sur Le Monde.fr [cliquer ici

 

Tags : Régimes , Dukan , Cohen, Anses, Obésité, Gourous, Méthode, Equilibre, Le Cerf

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Published by Dr Pierre Azam - dans RECHERCHE & PUBLICATIONS
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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:57

4975318276_4a1a3255cc.jpgPlusieurs études avaient déjà été faites sur l'impact de la vitamine D sur nos organismes et l'implication de carences dans les populations en surpoids (et notamment celle du Dr Sibley Shalimar de l'Université du Minessota aux Etats-Unis).

Une étude menée pendant 2 ans sur un panel de 300 personnes en surpoids, âgés de 45 à 60 ans leur a fait testé plusieurs types de régimes. Le bilan a montré que quel que soit le régime suivi, c'était la quantité de produits laitiers absorbés qui avait constitué la grande différence dans la perte de poids, jusqu'à presque le double (6kg contre 3,5 kg).

 

 “le fait que les personnes en surpoids aient moins de vitamine D dans le sang n’est pas nouveau, mais il s’agit de la première étude qui montre qu’en fait la vitamine D sérique augmente chez les personnes qui ont perdu du poids. Ce résultat a duré pendant les 2 années de l’étude, peu importe si la personne a suivi le régime pauvre en matières grasses, pauvre en glucides ou méditerranéen”.

Dr Danit Shahar, maître de conférences senior du Centre pour la Santé et la Nutrition de l’Université Ben Gourion, a mené cette étude (financée par le gouvernement israélien)

 

Mots-clés : produits laitiers - maigrir - étude - vitamine D
  carence - surpoids        

 


DOCUMENTATION

Articles en ligne en Français ici et ici

Abstract sur le site The American Journal of Clinical Nutrition [en Anglais]

Article sur l'impact de la vitamine D sur la perte de poids [en Anglais]

 

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